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<title>C'était &amp;quot;Dissidence&amp;quot;</title>
<description>C'était &amp;quot;Dissidence&amp;quot;</description>
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<lastBuildDate>Fri, 27 Nov 2009 19:00:05 +0100</lastBuildDate>
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<title>Révolution sociétale permanente</title>
<link>http://dissidence.hautetfort.com/archive/2009/11/27/revolution-societale-permanente.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 19:00:05 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On peut écouter en ligne une conférence donnée par Luc Ferry, ancien ministre de l'éducation, à l'Université de tous les savoirs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deux choses à retenir:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1. le constat est juste dans son ensemble, à savoir que le capitalisme a domestiqué l'humanité; que cette domestication visait et vise encore à éradiquer tout ce qui lie les hommes entre eux et à un lieu, pour en faire des unités mobiles de la guerre économique; que cette éradication s'est faite sous les auspices du Progrès, des Lumières, de l'humanisme; que c'est tout naturellement la fraction progressiste de la bourgeoisie qui s'est chargée de légitimer idéologiquement ce bouleversement, tandis que la fraction réactionnaire posait les bases de son pouvoir économique, contre les vieilles classes condamnées par le nouveau rapport social.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2. la conclusion est radicalement fausse, le ministre oubliant ou faisant semblant d'oublier que de même que le capitalisme a produit, en même temps que la richesse sociale alienée, la dépossession du sens de la vie, la négation du capitalisme produira le sens tout en libérant la richesse sociale du carcan des rapports d'exploitation. Il n'est donc nullement vrai que l'humanité est condamnée à errer dans les ténèbres où le capitalisme l'a plongée, mais il est vrai en revanche que ce mouvement vers l'abolition du capitalisme devra en même temps abolir les vaches sacrées contemporaines que sont l'individu et la démocratie. Négation des classes, donc négation également des projets de classe antagonistes à celui des fossoyeurs du capitalisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;lien:&lt;/span&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;14&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #444444;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.canal-u.tv/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_&quot;&gt;http://www.canal-u.tv/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #444444;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;2009/developpement_durable_la_croissance_verte_comment/face_a_la_crise_developpement_durable_et_&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #444444;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;mondialisation_luc_ferry&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>La vie et l'oeuvre d'Amadeo Bordiga</title>
<link>http://dissidence.hautetfort.com/archive/2009/11/24/la-vie-et-l-oeuvre-d-amadeo-bordiga.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 19:20:15 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;On peut écouter en ligne une conférence de François Bochet (nos anciens lecteurs se souviennent sans doute de ce nom, puisque nous avions parlé, dans la première version du blog, de la revue &lt;i&gt;(Dis)continuité&lt;/i&gt;) portant sur la vie et l'oeuvre du révolutionnaire Amadeo Bordiga.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://www.dantealighierilimoges.fr/culture/12-conferences/24-vie-et-uvre-damadeo-bordiga&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonne écoute!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pugliantagonista.it/archivio/foto_arch/Amadeo_Bordiga.jpg&quot; alt=&quot;Amadeo_Bordiga.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Juppé, Renan et la Nation</title>
<link>http://dissidence.hautetfort.com/archive/2009/10/28/juppe-renan-et-la-nation.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 13:38:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alain Juppé, représentant de la droite - qui est bête par essence, mais tout de même pas aussi bête qu'une gauche qui ne désigne pas le mouvement communiste résultant des contradictions mortelles entre les classes fondamentales - a publié sur son blog &lt;a title=&quot;blog&quot; href=&quot;http://www.al1jup.com/&quot;&gt;http://www.al1jup.com/&lt;/a&gt; le papier suivant:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.al1jup.com/?p=631&quot; rel=&quot;bookmark&quot; title=&quot;Lien permanent vers Qu’est-ce qu’une Nation?&quot; class=&quot;titre&quot;&gt;Qu’est-ce qu’une Nation?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les définitions de la Nation sont nombreuses. Il me semble que celle qu’en a donnée Ernest RENAN, dans sa très belle conférence du 11 mars 1982, reste indépassable. Je retrouve plusieurs citations de ce texte dans mon cours à l’ENAP de Québec:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;“L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de coeur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation.”&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou &amp;nbsp;encore: &amp;nbsp; “L’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et aussi que tous aient oublié bien des choses…Aucun citoyen français ne sait s’il est burgonde, alain, wisigoth…”&lt;/p&gt; &lt;p&gt;” Une nation est un principe spirituel, une famille spirituelle, non un groupe déterminé par la configuration du sol.”&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et surtout: &amp;nbsp;&lt;span&gt;“Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis.&amp;nbsp;&lt;span&gt;Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment de sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore.&amp;nbsp;&lt;span&gt;Elle suppose un passé, elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible: le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie.”&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour conclure: &amp;nbsp; “Les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé. Elles finiront… A l’heure présente, l’existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté qui serait perdue si le monde n’avait qu’une loi et qu’un maître.”&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout est dit. A quoi bon relancer un débat?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faut certes lancer un débat, mais pas celui auquel pensent Juppé et ses anciens amis au gouvernement. Il faut lancer &lt;i&gt;l'autre débat,&lt;/i&gt; celui, crucial, qui questionne non pas le contenu de l'identité nationale (ou régionale, ou européenne), mais ce qui précisément fait que ce débat soit invoqué. On sait en effet que l'identité ne forme l'objet d'un questionnement que lorsqu'elle-même ne jouit plus de l'évidence que constitue aussi bien &lt;i&gt;le riche legs de souvenirs&lt;/i&gt; que &lt;i&gt;le désir de vivre ensemble&lt;/i&gt;. Ainsi les Français, mais de même tous leurs contemporains occidentaux, ne savent plus vraiment de quoi ils sont les héritiers, ni même de ce dont ils veulent hériter. Et par-dessus tout, ils ne savent plus s'ils veulent ou non partager un destin commun avec ces &lt;i&gt;autres&lt;/i&gt;, que la dictature de l'économie a implantés dans leurs quartiers.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est le débat crucial puisqu'il permettrait à tous de se rendre compte que l'existence de la nation n'est plus bonne, ni même nécessaire, au régime d'exploitation moderne. Elle forme désormais un vieil accessoire, une tapisserie mal fichue dont s'est servie la bourgeoisie montante en son temps. A présent, l'élite mondialisée n'a que faire d'une nation. Son destin ne concerne que la communauté des décideurs, des financiers,&amp;nbsp; des hauts fonctionnaires, des bouffons-artistes cooptés et des putes de luxe. Ses souvenirs sont tenus par les bilans comptables des grandes entreprises, son désir de vivre ensemble se manifeste dans les restaurants les plus chics de Londres, Dubai, New York ou Singapour. Ils parlent tous la langue des affaires, partagent la même religion du profit, les mêmes valeurs du commerce, le même espace déterritorialisé.&amp;nbsp; Leurs goûts se ressemblent, leurs ennemis sont les mêmes. Ils forment ainsi la seule nation véritablement nouvelle et florissante, et leur identité ne souffre par conséquent aucun questionnement inquiet.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Contre la néo-nation des grands fonctionnaires du Capital, on doit s'attendre à ce que les peuples, ou ce qu'il en reste, réinvestissent tous les &lt;i&gt;mythes mobilisateurs&lt;/i&gt;, tout ce qui peut rassembler des hommes volontaires, pour les arracher à leur esclavage et les jeter contre les&amp;nbsp; centrales du divertissement et les forces armées de la domination. L'un de ces mythes était la nation, et l'homme providentiel qui devait la sauver. Un autre, celui du soulèvement de masse, de la grève générale. Quoi qu'il en soit, il n'est pas dit que l'homme révolté doive être oublieux de son passé et indifférent à son prochain. L'homme de la révolte qui vient ne sera pas le même que celui, apathique, à qui l'on faisait célébrer le déclin de ce que les propriétaires de la société du commerce voulaient considérer comme moribond et moisi. Le révolutionnaire sera probablement bien pourvu en identité, puisque dans la guerre de la liberté, il l'aura reprise à ceux qui lui l'avaient confisquée au nom du Progrès et de la modernité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Pourquoi il est de bon ton de détester Berlusconi</title>
<link>http://dissidence.hautetfort.com/archive/2009/10/21/pourquoi-il-est-permis-de-detester-berlusconi.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 14:04:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Au sujet d'un voyage secret de Berlusconi en Russie, on peut lire dans le &lt;i&gt;Corriere della Sera&lt;/i&gt;, édition en ligne du 21 octobre 2009:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un viaggio commentato da Massimo D'Alema con una battuta: Berlusconi, ha detto l'ex ministro degli Esteri parlando a &quot;Otto e mezzo&quot;, frequenta la Russia più di quanto facessero gli uomini del Pci durante la guerra fredda. «Ci andavamo meno frequentemente di quanto Berlusconi vada a trovare Putin. La politica estera italiana in questo momento conta su due rapporti speciali, uno con Putin e l'altro con Gheddafi. Non ho nulla contro questi rapporti, ma forse l'Italia dovrebbe avere anche altri rapporti privilegiati»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;traduction:&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un voyage commenté par Massimo D'Alema [figure de premier plan de la Gauche italienne] avec humour: Berlusconi, a déclaré l'ancien ministre des affaires étrangères au cours de l'émission &quot;Otto e mezzo&quot;, fréquente la Russie davantage que ne la fréquentaient les hommes du Pci durant la guerre froide. &quot;Nous y allions moins fréquemment que Berlusconi et ses visites à Poutine. La politique extérieure italienne, en ce moment, compte sur deux rapports spéciaux, un avec Poutine et l'autre avec Gheddafi. Je n'ai rien contre ces rapports, mais peut-être l'Italie devrait-elle avoir aussi d'autres rapports privilégiés.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faut être un analphabète en politique pour ne pas comprendre le sens de ces paroles. D'Alema, et à travers lui la Gauche italienne, souhaite que l'Italie revienne pleinement dans le giron américain - lequel comprend évidemment l'Europe, qui dans sa dimension politique peut se comparer à une crotte de moucheron. Voilà en fait ce qui, en ce qui concerne l'Italie, seul compte aux yeux de l'oligarchie nationale et internationale qui tient le gouvernail d'une mondialisation sécurisée par les armées US et ses serviteurs, légitimée par ses télévisions, et financée par l'exploitation de millions d'esclaves salariés.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est donc à la lumière de ces considérations que l'on doit juger les campagnes incessantes qui sont menées par les grands médias et les intellectuels du pouvoir contre Berlusconi. Il faut abattre un homme qui, du fond de sa nullité morale et culturelle, a néanmoins accompli ce que personne depuis Craxi n'avait osé faire, à savoir tirer un peu fort sur la laisse qui garde l'Italie sous le contrôle du maître US.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;lien vers l'article:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://www.corriere.it/politica/09_ottobre_20/rutelli_viaggio_segreto_berlusconi_7496708c-bd9b-11de-a737-00144f02aabc.shtml&lt;/p&gt;
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<title>Le crépuscule du dollar</title>
<link>http://dissidence.hautetfort.com/archive/2009/10/14/le-crepuscule-du-dollar.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 16:13:41 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un article du journaliste indépendant Robert Fisk, où il est question de la fin de l'hégémonie US. Une information capitale, évidemment noyée sous un déluge de désinformation, qui évoque de façon indirecte la disparition de l'&lt;i&gt;american way of life&lt;/i&gt;, et partant une reconfiguration fondamentale de l'imaginaire des peuples soumis à la dictature de la &lt;i&gt;forme-capitale&lt;/i&gt;, à commencer par les Européens. Mais l'effondrement d'un monde où l'argent et la notoriété sont portés au pinacle ne va pas sans l'effondrement du paradigme politique occidental, où les factions adverses de l'oligarchie supra-nationale - la &lt;i&gt;Nouvelle Classe&lt;/i&gt; (Zinoviev) - se distribuent les rôles entre &lt;i&gt;gauche&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;droite.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'heure arrive donc où, à la faveur du désordre et de l'ébranlement des vieilles idoles, provoqués par les contradictions mortelles du capitalisme, les esclaves qui meurent de faim et ceux du Centre qui meurent d'ennui pourront à nouveau tenter un nouvel assaut aux citadelles de ce monde qui nous paraît déjà si vieux, à ses bourses, ses banques, ses parlements, ses industries médiatiques, culturelles et militaires. Pour les pauvres, rien ne se joue ailleurs que dans le mouvement de négation de l'ensemble des conditions présentes. Le reste, tout le reste, y compris et surtout les luttes &quot;citoyennes&quot;, &quot;altermondialistes&quot; et autres mascarades du même tonneau où s'abreuve la classe moyenne-sup-instruite-bobo-degauche - la classe de la &lt;i&gt;collaboration&lt;/i&gt; dans la joie et la bonne conscience -, est à écarter absolument.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'article:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://www.independent.co.uk/news/business/news/the-demise-of-the-dollar-1798175.html&lt;/p&gt;
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<title>Mêmes goûts et pensée secrète</title>
<link>http://dissidence.hautetfort.com/archive/2009/09/07/memes-gouts-et-pensee-secrete.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 19:58:54 +0200</pubDate>
<description>
&lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le pro-situ, naturellement, ne peut dédaigner les biens économiques dont dispose le cadre, puisque toute sa vie quotidienne est orientée par les mêmes goûts. Il est révolutionnaire en ceci qu’il voudrait les avoir sans travailler&amp;nbsp;; ou plutôt les avoir tout de suite en «&amp;nbsp;travaillant&amp;nbsp;» dans la révolution anti-hiérarchique qui va abolir les classes. Trompé par le facile détournement des maigres allocations d’études, par lesquelles la bourgeoisie actuelle précisément recrute ses petits cadres dans diverses classes – passant aisément par les profits et pertes la fraction de ces subsides qui sert quelque temps à l’entretien de gens qui cesseront de suivre la filière –, le pro-situ en vient à penser secrètement que la société présente devrait bien le faire vivre assez richement, quoiqu’il soit sans travail, sans argent et sans talent, du seul fait qu’il s’est déclaré un pur révolutionnaire. Et il croit en outre se faire reconnaître comme révolutionnaire parce qu’il a décrété qu’il l’était à l’état pur. Ces illusions passeront vite&amp;nbsp;: leur durée est limitée aux deux ou trois années pendant lesquelles les pro-situs peuvent croire que quelque miracle économique les sauvera, ils ne savent comment, en tant que privilégiés. Bien peu auront l’énergie, et les capacités, pour attendre ainsi l’accomplissement de la révolution, qui elle-même ne manquerait pas de les décevoir partiellement. Ils iront au travail. Certains seront cadres et la plupart seront des travailleurs mal payés. Beaucoup de ceux-ci se résigneront. D’autres deviendront des travailleurs révolutionnaires.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: IT; mso-bidi-language: AR-SA;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;In &lt;em&gt;La Véritable Scission&lt;/em&gt;, thèse 38&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Paul Jorion</title>
<link>http://dissidence.hautetfort.com/archive/2009/06/06/paul-jorion.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 14:45:59 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/economie/2009/06/05/04001-20090605ARTFIG00522-le-souffle-obama-est-retombe-.php&quot;&gt;http://www.lefigaro.fr/economie/2009/06/05/04001-20090605ARTFIG00522-le-souffle-obama-est-retombe-.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En cliquant sur le lien ci-dessus, vous accédez à la vidéo d'un entretien accordé à la radio par Paul Jorion. C'est une discussion de 45 minutes qui jette un éclairage inédit sur la crise actuelle. Loin de la soupe consensuelle qui nous est servie au quotidien par les merdias, il est question ici de l'oligarchie, de Bilderberg, de la faillite du dollar, de l'écoeurement du peuple, de l'impuissance d'Obama,&amp;nbsp;de la revanche que prendront les héritiers de Jefferson contre les épiciers, de Jean-Claude Michéa, de l'effondrement du capitalisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est question d'une crise qui doit encore produire ses effets en Europe, qui va durer plus de cinq ans, peut-être quinze.&amp;nbsp;Il est question d'un monde qui sombre et d'une partie (dominante)&amp;nbsp;de ce monde qui voudra la guerre et la barbarie plutôt l'invention d'une forme sociale meilleure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rappelons également l'adresse de l'excellent blog de Paul Jorion: &lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;www.&lt;b&gt;pauljorion&lt;/b&gt;.com/&lt;b&gt;blog&lt;/b&gt;/&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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