21.10.2009

Pourquoi il est de bon ton de détester Berlusconi

Au sujet d'un voyage secret de Berlusconi en Russie, on peut lire dans le Corriere della Sera, édition en ligne du 21 octobre 2009:

 

Un viaggio commentato da Massimo D'Alema con una battuta: Berlusconi, ha detto l'ex ministro degli Esteri parlando a "Otto e mezzo", frequenta la Russia più di quanto facessero gli uomini del Pci durante la guerra fredda. «Ci andavamo meno frequentemente di quanto Berlusconi vada a trovare Putin. La politica estera italiana in questo momento conta su due rapporti speciali, uno con Putin e l'altro con Gheddafi. Non ho nulla contro questi rapporti, ma forse l'Italia dovrebbe avere anche altri rapporti privilegiati»

 

traduction:

Un voyage commenté par Massimo D'Alema [figure de premier plan de la Gauche italienne] avec humour: Berlusconi, a déclaré l'ancien ministre des affaires étrangères au cours de l'émission "Otto e mezzo", fréquente la Russie davantage que ne la fréquentaient les hommes du Pci durant la guerre froide. "Nous y allions moins fréquemment que Berlusconi et ses visites à Poutine. La politique extérieure italienne, en ce moment, compte sur deux rapports spéciaux, un avec Poutine et l'autre avec Gheddafi. Je n'ai rien contre ces rapports, mais peut-être l'Italie devrait-elle avoir aussi d'autres rapports privilégiés."

 

Il faut être un analphabète en politique pour ne pas comprendre le sens de ces paroles. D'Alema, et à travers lui la Gauche italienne, souhaite que l'Italie revienne pleinement dans le giron américain - lequel comprend évidemment l'Europe, qui dans sa dimension politique peut se comparer à une crotte de moucheron. Voilà en fait ce qui, en ce qui concerne l'Italie, seul compte aux yeux de l'oligarchie nationale et internationale qui tient le gouvernail d'une mondialisation sécurisée par les armées US et ses serviteurs, légitimée par ses télévisions, et financée par l'exploitation de millions d'esclaves salariés.

C'est donc à la lumière de ces considérations que l'on doit juger les campagnes incessantes qui sont menées par les grands médias et les intellectuels du pouvoir contre Berlusconi. Il faut abattre un homme qui, du fond de sa nullité morale et culturelle, a néanmoins accompli ce que personne depuis Craxi n'avait osé faire, à savoir tirer un peu fort sur la laisse qui garde l'Italie sous le contrôle du maître US.

 

lien vers l'article:

http://www.corriere.it/politica/09_ottobre_20/rutelli_viaggio_segreto_berlusconi_7496708c-bd9b-11de-a737-00144f02aabc.shtml

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